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L’aube sur Batanta

C’est merveilleux de voyager… Nourrir ses yeux et donc son âme sous d’autres latitudes…

Nous voici à une latitude minimale sur l’hémisphère austral. Plus loin de chez moi que je ne le fus jamais auparavant… Dans la partie la plus orientale de l’Indonésie. A “Raja Ampat”, l’archipel des quatre rois situé au large de la Papouasie. La Mecque mondiale de la biodiversité marine. Le rêve de tout plongeur ! 

J’y étais il y a peu et le décalage horaire aidant malgré la fatigue du voyage, l’excitation de plonger dans ces eaux merveilleuses du détroit de Dampier également, me poussaient à passer du lit au hamac avant même l’apparition du soleil…

Voici la vue que j’avais alors. En face de notre minuscule île de sable s’étendait une île plus importante à la côte nettement découpée, faite de vallées couvertes de forêt équatoriale : Batanta.

A peine mes yeux s’habituaient à la lumière, l’émerveillement commençait.

L’aube… Moment magique. Porteur de toutes les promesses d’un jour nouveau et forcément exceptionnel ici…

Moment où il ne fait plus nuit mais pas encore jour et qu’il est rare d’admirer (surtout pour moi qui n’aime pas me lever très tôt)…

 

Si on étudie un peu en détail la progression de la perception visuelle du monde qui nous entoure à ce moment “entre chien et loup”, on apprend que l’aube est divisée en trois phases :

• L’aube civile : le soleil n’est pas encore levé mais on distingue tout le paysage.

• l’aube nautique : on distingue l’horizon et quelques éléments mais pas tout. C’est suffisant pour naviguer sans se repérer uniquement aux lumières…

• l’aube astronomique : il fait encore nuit disons, mais on ne peut plus voir correctement les astres dans le ciel qui n’est plus assez sombre…

Ces trois phases correspondent à une position précise du soleil respectivement entre zéro et six, six et douze, douze et dix-huit degrés sous l’horizon.

Quand on regarde l’île à droite sous les nuages, on ne distingue pas tout. La nuit s’accroche encore un peu sous les gros nuages, dilue les contours, noie les contrastes… Même les pentes plus définies à gauche sont tout en subtiles nuances… impossible de dire de quoi elles sont couvertes…

On pourrait conclure que le soleil doit se trouver à environ 6° sous l’horizon, à la limite entre aube civile et nautique, ce qui tombe bien car nous avons affaire à une vue paysagère sur format “marine”.

Tout est gris bleuté, peu saturé… sauf un éclat de ciel à gauche, orange relativement soutenu. Les variations se situent dans les teintes du bleu, entre bleu de Prusse et bleu outremer principalement.

Et puisque c’est encore l’aube, deux lumières subsistent dans cette partie non encore réveillée de Batanta. Serait-ce un hotel ? 

 

“L’aube sur Batanta” – Huile sur toile de lin format 3M (16x27cm) – 290€

L'aube sur Batanta

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