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EXPO MARTIAL RAYSSE au PALAIS GRASSI à VENISE

Depuis le 12 avril 2015, exposition des œuvres de l’artiste français Martial RAYSSE au Palazzo Grassi…
Alertés par nos amis Lyonnais, nous n’avons pas raté l’ouverture ce dimanche, d’autant plus que l’entrée était exceptionnellement gratuite pour les vénitiens sous présentation de la carte d’identité…

Qui est Martial RAYSSE ?…

Voici quelques infos glanées sur la Web :
« 
Martial Raysse est un peintre, sculpteur et réalisateur français né le 12 février 1936 à Golfe-Juan (Alpes-Maritimes). Il vit et travaille à Issigeac (Dordogne). C’est l’artiste français vivant le plus cher au monde. »

« De mai à septembre 2014, le Centre Pompidou présentait une rétrospective très dense des travaux de Martial Raysse, de ses premiers bricolages de 1959 jusqu’à des toiles de 2013.

Ce sont la Raysse Beach de 1962, les assemblages d’images publicitaires et d’objets neufs de 1963 ou les interprétations colorisées et parodiques des toiles de Cranach et d’Ingres qui sont au pop européen ce que les Warhol et Lichtenstein sont au pop new-yorkais.

Avec ses œuvres en néon et ses installations, il a bousculé le monde de l’art des années 1960. Puis l’artiste français a tout envoyé balader… pour se consacrer à la peinture. À contre-courant, toujours. »

Quand on pénètre dans l’atrium du palais Grassi, nos yeux sont attirés par cette statue en néon et métal peint devant la porte d’eau donnant sur le « Canal Grande »…

« America America » 1963… Il est vrai que cette œuvre m’a fait penser immédiatement à la statue de la Liberté de New-York…

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« En quoi l’exposition du Palazzo Grassi est-elle différente de celle du Centre Pompidou ? »… C’est la question posée par Yasmine Youssi, journaliste de Télérama…

La réponse de l’artiste :

« La rétrospective de Beaubourg avait pour but de montrer mon œuvre dans son évolution. Il était donc indispensable qu’elle soit présentée dans un ordre chronologique, mais cela entraînait une certaine rigidité à la fin. Au Palazzo Grassi, Caroline Bourgeois a eu l’intuition poétique, et le courage, de montrer que toutes mes œuvres se valent en opérant des juxtapositions judicieuses de pièces réalisées à différentes époques. À cela s’ajoute quelque chose d’essentiel : au Centre Pompidou, mes tableaux étaient exposés sous une lumière artificielle, alors qu’ici on les voit comme je les ai peints, à la lumière du jour, ce qui en change la vision à 80 %. Seule la lumière du jour permet de comprendre ce qu’est la peinture : chaque couleur fait l’amour avec sa voisine, créant une harmonie de nuances. La lumière électrique, elle, découpe les formes. Ce qui la rend cruelle et inhumaine. »

Sur tout le parcours de l’exposition je me suis régalé et j’ai pris environ 300 « foto »… Mais n’ayez crainte, je ne vous en ferai voir qu’une trentaine…

Dans l’atrium, nous rencontrons de nombreuses vitrines où sont exposées multitude de petites sculptures de l’artiste, parmi les premières de ses œuvres…

Évidemment je ne pouvais rater « L’Archer »…

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« La souffrance tante Olga »…

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Mais ce ne sont pas les œuvres que nous préférons…

Une vue de l’atrium depuis l’escalier monumental qui mène à la mezzanine…

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Nous sommes plus attirés par les compositions picturales de Raysse…

« Make up », 1962… l’encadrement métallique a été réalisé par l’artiste… (Je passerai sous silence les détails http://parmacieenligne.com/cialis.html techniques des compositions qui sont pas simples, les véritables amateurs se déplaceront pour constater par eux-mêmes)…

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« La jaune rose », 1964, dans son cube de plexiglass…

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« Proposition to escape : Heart Garden », 1966… les cœurs bleus qui montrent le chemin s’allument et s’éteignent de manière irrégulière…

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« Tue moi Yasmina», 2011…

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Un détournement du tableau du peintre de la Renaissance, Piero del Pollaiolo…

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Dont, pour le clin d’œil, voici l’original bien connu…

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Cette œuvre devrait s’intituler « Un fil de soie sur l’eau bleue », 2012

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« Un beau matin dans mon pays », 1964…

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J’adore ces compositions mélangeant les œuvres picturales et les collages ; « foto » de profil…

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« Toi, je t’ai à l’œil », 2008… Sens de l’humour bien présent…

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« À propos de New York en peinturama », 1965… Tableau en relief dont les personnages débordent et indiquent une vidéo projetée sur le mur… Très sympa…

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« Ici Plage, comme ici-bas », 2012… Cette peinture monumentale fait 9 mètre de long sur 3 mètres de haut… Impressionnant… Pas assez de recul, obligé de la prendre en grand angle, comme beaucoup d’autres œuvres…

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Tout aussi spectaculaire, ces 9 grands panneaux de bois, peinture vinylique appliquée sur des photos collées devant un vieux juke-box beuglant et un parterre de sable fin…
« Raysse Beach », 1962-2007…

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Profil pour appréhender les accessoires collés…

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« Comment ça va Irma ? » 2013…
Il y a une coccinelle en plastique collée sur le nez du portrait… Rigolo…

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« Pour te garder Amandine », 2014…

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« Pamela Beach », 1963…

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Nous nous apercevons que la juxtaposition des œuvres des années 60 côtoyant celles des années 2000 ne souffre d’aucune incohérence…

« Beauté », 2008…

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« Tableau cassé », 1964…

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« Soudain l’été dernier », 1963…

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« Heureux Rivages », 2007… Encore une toile monumentale de 5 mètres sur 3…

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« Cause toujours », 2006…

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« Sperlunga », 2012… J’adore le pied dépassant du tableau…

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Portrait de Mme Raysse, photo collage, acrylique et plastique sur bois, 1963

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« Le jour des roses sur le toit »,2005… Une toile de 6 mètres de long…

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« Conversation printanière », 1964…

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C’est une huile sur toile avec collage et assemblage de matériaux divers, comme on peut mieux le constater sur cette « foto » prise de biais…

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Un des tableaux les plus connus avec néon,
« Nissa Bella », 1964…

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Martial Raysse est aussi sculpteur, mais je vous épargne ses sculptures composées de manches à balais ou de bidons plastiques vides, ce n’est pas ma tasse de thé, en revanche quelques bronzes bien sympathiques valent le coup d’œil comme :
« Hop la huppe », 1986…

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Et la splendide « Liberté Chérie », 1991… Statue de 2 mètres de haut avec feuilles d’or…

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Ne ratons pas le « Portrait à géométrie variable », 1966…

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Et le fameux « Carnaval à Périgueux », 1992… Une composition monumentale de 8 mètres sur 3, aux teintes sourdes et acidulées peinte à la détrempe sur toile, la technique de prédilection de l’artiste. Un défilé de personnages masqués s’y déploie à la manière des frises antiques …

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Mais j’aime aussi bien ses portraits récents, « Le Fun Solange ! », 2014…

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Je terminerai sur l’autoportrait de l’artiste datant de 1967 qui n’a pas vieilli, heu… l’autoportrait, bien sûr…

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Je ne vous ai présenté qu’un échantillon des œuvres de l’artiste qui, sur 3 étages répartis en 40 salles occupent tout l’espace du Palazzo Grassi…

Nous y avons passé l’après-midi et, croyez-moi, nous ne nous sommes pas ennuyés…
L’exposition ferme ses portes le 30 novembre 2015…

Claudio Boaretto

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